| 12 Novembre 2009
Mort il y a tout juste 40 ans, Boris Vian était un homme universel : il savait faire tout ce à quoi il s'essayait et qui le passionnait.
Ingénieur, écrivain, poète, scénariste, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz, mais aussi traducteur... Avouez qu'il y a de quoi complexer à la lecteur des multiples talents de Boris Vian.
Grand coeur malade
Comme souvent dans les trajectoires exceptionnelles, un accident de parcours a probablement joué un rôle : depuis ses 12 ans, Boris Vian souffrait d'une maladie de coeur, qui perturbera sa scolarité, marquera ses oeuvres et lui sera fatale.
Publié en 1946 sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, son premier roman, J'irai cracher sur vos tombes violente du racisme dans le sud des Etats-Unis. Il en écrira dix autres. Boris était aussi un passionné de jazz. Il jouait d'ailleurs de la trompette, chroniquait le jazz dans la presse. Il fut même, durant un temps, directeur artistique d'une grande maison de disque. Passionné par la culture américaine, il traduisit également des romans noirs et de science-fiction.
Et moi, émois
Son coeur le lâche en 1959, à 39 ans, alors qu'il assiste à la première de l'adaptation cinéma de J'irai cracher sur vos tombes. Opposé aux producteurs, il avait dénoncé cette adaptation et souhaitait faire enlever son nom du générique.
Pourquoi son nom est-il si souvent associé à l'adolescence ? Redécouvert à la fin des années 60, il symbolise l'éternel adolescent et a su trouver les mots, en particulier dans L'écume des jours (1947), oeuvre à la fois romantique et fantastique, pour parler des émotions de la jeunesse.

