| 02 Novembre 2009
Même si elle n'est pas présente en permanence au collège, l'infirmière scolaire ne se contente pas de distribuer des comprimés pour le mal de tête.
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Aller la trouver lors de ses per
manences peut vous aider à surmonter des problèmes scolaires ou personnels ou à obtenir des informations sur les sujets que vous n'osez pas aborder avec vos parents. Sa première mission évidemment, c'est le soin. Outre réparer des « bobos » et réaliser des bilans qui permettent de faire un check-up de votre santé, ouïe, vue, état des vaccinations... et de votre hygiène (dentaire, alimentaire...), l'infirmière a surtout un rôle d'accueil et d'écoute.
Si elle reçoit ceux qui sont repérés pour leur absentéisme ou des comportements qui inquiètent, elle accueille aussi ceux qui viennent spontanément « pour parler d'un problème de santé ou exprimer un mal-être », comme l'explique Marie Lemiale, infirmière au lycée Descartes à Tours.
Pas là pour vous juger ou vous noter
Un « à la période de l'adolescence où les jeunes se posent des questions et où, de notre côté on peut donner un avis d'adulte sans jugement puisque l'on n'est ni dans la notation, ni leurs parents ».
Ainsi, elle peut répondre aux questions que vous vous posez concernant votre corps, la sexualité, vous informer sur des pratiques à risques, vous aiguiller vers des spécialistes ou des structures adaptées, faire le relais avec le conseiller d'orientation, les enseignants, les assistantes sociales..., tout cela en préservant vos confidences car elle est soumise au secret professionnel.
Et en cas de problème, elle peut être un allié. Exemple donné par Éric Audouy, infirmier, « elle peut solliciter plus d'indulgence de la part des profs parce que, justement, elle a connaissance d'un problème familial ».
Elle peut aussi « on ne donne pas forcément raison aux élèves, car on a aussi un rôle éducatif ! »
Pas de morale
Pour l'ensemble du bahut, l'infirmière s'occupe enfin de la prévention sur des thèmes liés à l'âge, tels que les conduites addictives (tabac, alcool, drogues...), la sexualité, les conduites suicidaires... Elle le fait en cours, via la diffusion de films, mais aussi par de l'affichage, des stands, etc. Et toujours avec une ligne directrice, explique l'infirmière de Tours, « pas de séances moralisatrices ! Pas question de dire il ne faut pas fumer, pas boire... mais de discuter de l'usage d'un produit qui peut traduire un mal-être ».
Missions : soin et éducation à la santé et à la citoyenneté
- bilans infirmiers: vue, ouïe, poids, taille, hygiène générale...,
- premiers soins,
- suivi d'élèves porteurs de handicaps ou souffrant de maladies chroniques,
- écoute de problèmes scolaires, relationnels, familiaux et mise en contact avec des personnes et structures adaptées,
- information et sensibilisation sur la sexualité, les conduites addictives,
la violence...

